*{ PARTIE 3 } :
D'après Lucie, être écrivain était un drôle de métier
Situé entre le prêtre et la prostituée.
Il faut tout donner de soi
A des gens qui ne vous rendront rien...
La première fois qu'elle est allée dans une maison d'édition
Pour tenter de faire publier son manuscrit,
Lucie a rencontré le grand patron. Il s'appelait Patrick.
Quand elle entra dans son bureau,
Il la fît assoir et lui demanda quelles étaient ses motivations.
" Pourquoi voulez-vous écrire ?
Pour faire du fric ou pour être aimée et admirée ? "
Lucie ne sût pas quoi répondre à cet affront.
Après une ou deux minutes elle se décida enfin à dire :
" Et bien je crois, que c'est parce que je ne sais rien faire d'autre..."
{ PARTIE 4 } :
Lucie se montrait le plus souvent
Souriante, amoureuse et paisible mais au fond,
Elle n'avait qu'une envie :
Celle de se vomir tellement elle se dégoûtait.
Elle ne voulait pas d'un mode de vie.
Non. Lucie voulait simplement d'une vie à la mode.
La jeune femme était une artiste,
Et même si personne n'osait croire en son talent,
Elle s'en foutait totalement et emmerdait quasiment tout le monde !
Se foutre du qu'en-dira-t-on. Telle était sa devise.
{ PARTIE 5 } :
" Je me sens chelou, c'est grave... "
Dit Lucie au restaurant alors que le soleil l'éblouissait.
Sébastien, son interlocuteur et petit ami par la même occasion
La regarda et lui dit avec une pitié non dissimulée :
" Si tu bouffais pas les antidépresseurs comme des bonbons
Tu irais sans doute bien mieux... "
La seule chose qu'elle trouva a lui dire répondre
Tenait en seulement quelques mots : " Va te faire foutre Sébastien. "
Personne n'avait le droit de juger Lucie.
Elle vivait sa vie comme elle le voulait, couchait avec qui elle voulait
Et se droguait avec toutes les conneries qui
Lui passaient sous la main, quand elle le souhaitait et si elle le souhaitait...
C'était ça Lucie. Tout le paradoxe entre une fille bien et une salope.
*